Réforme du travail : U2P donne son opinion sur les projets à venir

Cet article provient du site de l’organisation patronale U2P.

A l’issue de la première phase de consultation des partenaires sociaux, l’U2P est en mesure d’émettre plusieurs réactions aux projets d’ordonnances. 

 

Premier motif de satisfaction, la volonté initiale de donner la primauté aux accords d’entreprise sur les accords de branche a été écartée au profit de solutions plus adaptées à la totalité des entreprises quelle que soit leur taille. L’U2P est ainsi favorable aux orientations proposées par le gouvernement sur l’articulation entre l’accord de branche et l’accord d’entreprise. 

 

Le rôle de la branche professionnelle dans sa fonction de régulation économique et sociale sera renforcé. C’est une bonne chose. 

 

Pour autant l’U2P demande que les entreprises de proximité dans lesquelles il n’existe pas de représentation des salariés puissent adapter l’accord de branche dans certains domaines, possibilité qui est réservée jusqu’à maintenant aux entreprises qui ont une présence syndicale. 

 

En effet, il faut donner de l’agilité au chef d’entreprise en lui donnant la possibilité de convenir d’ajustements avec ses salariés en matière d’organisation du travail. 

 

En outre, l’U2P demande au gouvernement de relever le seuil de représentation du personnel de 11 à 20 salariés, par pragmatisme et afin de supprimer les freins, y compris psychologiques, à l’embauche du onzième salarié. 

 

Pour sécuriser les relations entre les employeurs et les salariés, l’U2P est satisfaite de voir que l’on s’oriente vers un plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement sans cause, à hauteur d’un mois de salaire par année de présence. En revanche, un maximum de 15 mois d’indemnités devrait être établi, même au-delà de 15 années de présence, afin de tenir compte de la capacité financière des plus petites entreprises. 

 

De même, l’U2P demande que le délai de recours du salarié à la suite d’un licenciement soit limité à 6 mois contre un à deux ans aujourd’hui selon la situation. 

 

La décision gouvernementale d’augmenter les indemnités légales de licenciement risque de mettre à mal l’effort de sécurisation des entreprises. L’U2P invite ainsi le gouvernement à limiter au maximum cette augmentation. 

 

Enfin, après trois années d’une opposition sans relâche contre cette « usine à gaz », l’U2P accueille avec satisfaction la transformation du C3P en compte professionnel de prévention, décision qui va soulager les chefs d’entreprise de l’artisanat, du commerce et des professions libérales qui dénonçaient à juste titre une mesure trop complexe, coûteuse et stigmatisante. 

 

Le Président de l’U2P résume ces éléments : « Le principal enjeu de ces futures ordonnances est de permettre à toutes les entreprises qu’elle que soit leur taille, d’adapter les grands principes du droit du travail en fonction de la situation concrète et immédiate de l’entreprise. Les artisans, commerçants et professionnels libéraux souhaitent qu’on leur donne cette possibilité de gagner en compétitivité. » 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

Gel des tarifs santé en 2026 : Stéphanie Rist répond à Charles de Courson

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #3 : les CCN face à l'assurance obsèques de l'enfant de -12 ans

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

You May Also Like
Lire plus

Plus qu’un jour pour réserver le dossier Tripalio 2026 à -50% !

L’édition 2026 du dossier Tripalio sortira le 8 juillet prochain. Ce dossier indispensable pour tous les professionnels de la protection sociale complémentaire collective vous permettra de préparer sereinement votre rentrée de septembre. Précommandez-le vite à -50%, soit 500 € HT, jusqu’à sa sortie, profitez-en* ! ...

Avis d’extension d’accords régionaux (Pays de la Loire) chez les OETAM des travaux publics

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 4 juillet 2026, les dispositions de 3 accords régionaux (Pays de la Loire) du 4 décembre 2025 relatifs aux salaires minima hiérarchiques et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers des travaux publics (...
Lire plus

Après le gouvernement et l’Igas, c’est l’Assurance maladie qui exige des efforts supplémentaires des Ocam

Dans son rapport Charges et produits pour 2027, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) formule 40 propositions pour dégager 3,9 Md€ d'économies l'année prochaine. Une section entière est consacrée au "renforcement de l'articulation" avec les complémentaires santé. Derrière cette expression neutre se trouvent des exigences très concrètes adressées aux organismes complémentaires d'assurance maladie (Ocam) : cofinancer la prévention, partager leurs données, sécuriser la facturation et créer un contrat...