Du côté des acteurs et observateurs du monde de la protection sociale, tout le monde l’attendait avec impatience : le rapport du haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) sur l’évolution de l’articulation entre assurance maladie obligatoire et assurance maladie complémentaire – devenu, de fait, au fil des mois un rapport sur les perspectives de la « Grande Sécu » – vient d’être publié.

Au-delà de son contenu, déjà largement connu, la lecture du rapport invite à poser la question de sa portée et, plus précisément encore, des raisons pour lesquels Olivier Véran et ses technocrates des affaires s’obstinent à ce point à promouvoir la « Grande Sécu ».