Les partenariats sociaux du secteur médico-social non lucratif – composé de la CCN 51, de la CCN 66, des CHRS, des centres de lutte contre le cancer et de la Croix-Rouge et employant près de 800000 personnes au total – sont actuellement en pleine évolution. Aux projets patronaux de refonte de l’environnement conventionnel s’ajoutent des changements dans la représentativité salariale.
Le patronat pour un « socle commun »
Le 29 juin dernier, enterrant la hache de guerre, les bélligérants patronaux du médico-social non lucratif : Nexem et Croix-Rouge d’un côté, Fehap et Unicancer de l’autre, se sont fendus d’un communiqué de presse commun où ils ont, notamment, fait état de leur « vision commune pour le secteur » et de leur volonté de conforter le « socle commun de règles » conventionnelles qui l’encadre. Dès le 4 juillet, cette déclaration était suivie d’un premier effet, puisque les statuts de l’OPCA Unifaf étaient modifiés, afin de permettre à Nexem de prendre part à sa gestion – et de ne pas rester sur le bord de la route des financements du paritarisme… Prenant conscience du malheureux spectacle qu’ils donnaient à voir, les responsables patronaux partaient en congés sur des bases plus saines.