Prévention : comment les médecins généralistes participent à leur niveau

Une récente étude montre que les médecins généralistes consacrent une partie non négligeable de leur activité à la prévention. Le document du service statistique du ministère de la santé (la Drees) montre que les pratique sont très variées et que des améliorations et optimisations sont encore possibles.

La prévention est un axe majeur de la politique sanitaire en France. Les organismes de complémentaire santé et de prévoyance prennent leur part en finançant notamment la prise en charge de mesures de prévention responsable. Mais les médecins généralistes sont, eux aussi, des acteurs majeurs de la prévention du fait de leur intervention directe auprès des patients.

La prévention par action collective peut encore se développer

L’étude de la Drees indique qu’au cours des 2 dernières années, 1 médecin généraliste sur 5 a organisé des actions de prévention collective. C’est-à-dire des actions coordonnées avec d’autres professionnels pour des groupes de populations cibles. Les médecins généralistes qui ont organisé ou participé à ces actions de prévention sont en majorité des praticiens en exercice libéral. Seulement un quart l’ont fait dans le cadre d’une activité salariée.

Les données montrent que l’exercice des médecins généralistes en maison de santé pluriprofessionnelle (MSP) favorise grandement l’organisation d’actions de prévention collective. Ainsi, plus d’1 médecin sur 2 exerçant en MSP déclare avoir participé à ce type d’action au cours des 2 derniers années. Les médecins libéraux qui exercent seuls ne sont que 20%, à titre de comparaison.

En revanche, les médecins libéraux exerçant seuls ou en groupe (hors MSP) sont bien plus nombreux à organiser des actions collectives de prévention avec des associations locales, des municipalités des URPS ou d’autres partenaires institutionnels (ARS par exemple). A l’inverse, les médecins généralistes exerçant en MSP se tournent davantage vers d’autres professionnels de santé pour mettre en place ces actions.

La prévention « passive » très développée dans les cabinets de médecins généralistes

La Drees s’intéresse particulièrement aux modes de communication utilisés par les médecins généralistes en matière de prévention. Le moyen privilégié par les médecins est le dépôt de brochures dans la salle d’attente (à 83%). Une partie plus limitée de médecins propose des questionnaires aux patients pour échanger ensuite avec eux (41%). L’étude met en exergue le moyen des messages vidéos qui ne représente que 7% des moyens utilisés par les médecins généralistes pour diffuser des messages de prévention.

En parallèle, le document évalue l’impact des consultations dédiées à la prévention sur son développement dans l’activité des médecins généralistes. Seulement 46% des médecins interrogés pensent que ces consultations participent au développement de la prévention tandis que 42% pensent le contraire. Dans la même veine, la rémunération sur objectifs de santé publique (ROSP) est à moitié reconnue par les médecins comme utile au développement de la prévention.

Retrouvez toutes les informations de l’étude en suivant ce lien.

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