Pour Eric Chenut, les complémentaires santé ne sont pas là pour « solvabiliser un accessoire de mode »

S’exprimant hier devant des journalistes, Eric Chenut, le président de la Mutualité Française, a fait part de son avis au sujet de l’évolution du 100 % santé et des dépenses qu’il implique pour les organismes complémentaires d’assurance maladie (OCAM) et leurs assurés.

Concédant que les tarifs des complémentaires santé était clairement orientés à la hausse ces deux dernières années, Eric Chenut a posé la question de la dynamique de consommation médicale induite par la structuration de l’offre en « reste à charge zéro », ou RAC 0. Si « le contrat responsable et solidaire était au départ pour les soins essentiels », a-t-il rappelé, « on a rajouté des choses », notamment à l’occasion de la mise en place du RAC 0, a-t-il poursuivi. «  »Est-ce qu’il est toujours l’outil pour solvabiliser les soins essentiels ou bien est-ce qu’il est devenu autre chose ? » s’est-il ensuite interrogé.

Le président de la Mutualité Française a étayé son propos en prenant l’exemple des prises en charge liées à l’optique. Selon lui, « on pourrait se demander si, lorsque la vue ne change pas, une sorte de droit de tirage tous les deux ans est forcément nécessaire ». Il a justifié son propos en invoquant le fait que les complémentaires santé « ne sont pas là pour solvabiliser un accessoire de mode » mais « pour couvrir un aléa de santé ».

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