En matière de retraite complémentaire, c’est la réforme de l’AGIRC et de l’ARRCO qui retient actuellement l’attention des partenaires sociaux. Un autre dossier ne devrait toutefois pas tarder à faire parler de lui : Monaco compte bien quitter les deux régimes de retraite complémentaire français, au bénéfice d’un régime tout à fait autonome.
Une participation méconnue
Le système de retraite monégasque est proche du système français, dans son architecture et dans ses structures. Il repose d’une part sur un régime de base, géré par la caisse autonome de retraite (CAR) et fonctionnant en répartition et en points. Il fait d’autre part appel à des régimes complémentaires, qui sont aux mains de l’association monégasque de retraite par répartition (AMRR) et qui sont intégrés à l’AG2R La Mondiale, c’est-à-dire en dernier ressort aux régimes AGIRC et ARRCO. Cette participation est généralement méconnue. Elle est pourtant hautement symbolique car elle vient attester que la répartition est une technique qui séduit dans ce micro-Etat très riche, dont on aurait pu penser qu’il se serait tourné vers des fonds de pension.