Si c’est le 7 février dernier que les représentants patronaux et salariaux de la métallurgie se sont entendus sur la future convention collective nationale qui doit s’appliquer au secteur à compter du 1er janvier 2024 – et même, du 1er janvier 2023 pour ce qui concerne les dispositions de protection sociale complémentaire – depuis cette signature, ils ont déjà amendé le texte de la CCN à plusieurs reprises.
C’est d’ailleurs ce qu’ils viennent de faire une nouvelle fois le 30 septembre dernier. L’UIMM, la chambre patronale de la métallurgie, d’une part, et ses interlocuteurs syndicaux traditionnels : la CFDT, FO et la CFE-CGC, d’autre part, se sont mis d’accord sur une révision du futur socle conventionnel national de la métallurgie. Comme ils le précisent en préambule, « les signataires [ayant] identifié des points nécessitant d’être précisés, complétés ou corrigés », ils ont modifié « le texte initial en ce sens ».
Dans les faits, cet avenant s’apparente essentiellement à un avenant formel, qui vient tirer les conséquences de l’intégration de la sidérurgie dans le futur périmètre conventionnel de la métallurgie. Ces conséquences consistent en des ajouts, lorsque ceci s’avère nécessaire, de la mention aux dispositions « sectorielles » pouvant être spécifiques – aux côtés, notamment de dispositions « territoriales » pouvant l’être également – dans le cadre de la CCN de la métallurgie. Autrement dit, les partenaires sociaux du secteur n’ont pas négocié par le moyen d’un avenant à la CCN, des évolutions notables du dispositif national.
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