Négociations complémentaire santé a minima dans les branches du commerce non alimentaire

Les partenaires sociaux de plusieurs branches importantes du commerce non-alimentaire (comme, par exemple, les magasins d’ameublement, le commerce de détail de l’habillement ou les magasins de bricolage) attendent la parution du décret sur les modalités de choix des prestataires des contrats de santé avant de reprendre leurs discussions concernant la complémentaire santé. Pourtant, l’issue des différentes négociations ne semble faire de mystère pour personne. 

Les contrats de branche n’auront pas pour ambition d’offrir une complémentaire santé généreuse à un vaste public. La faiblesse des rémunérations en vigueur dans le commerce non-alimentaire (du fait notamment des salaires horaires bas et de l’importance du temps partiel) devrait notamment se traduire par la négociation de contrats de branche offrant des prestations proches du panier ANI. Plus encore, de nombreux salariés pourraient faire le choix de bénéficier des clauses d’exemption.  

Ces effets seront renforcés par l’absence de mutualisation des risques au niveau des branches. Le commerce non-alimentaire est marqué par la coexistence d’entreprises de taille importante, qui préfèrent gérer en interne leur politique de protection sociale complémentaire, et de petites entités, qui n’en ont pas les moyens. Les recommandations de prestataires d’assurance n’auront qu’une faible influence structurelle dans ce contexte. 

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #2 : le point sur la santé des HCR et la prévoyance des Services à la personne

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : le HCAAM revient sur l'impact de la généralisation de la complémentaire santé

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #7 : prévoyance Syntec et duo de jurisprudences

You May Also Like
Lire plus

La prévoyance modifiée du Syntec est officiellement en vigueur

Le dernier avenant prévoyance conclu dans la convention collective nationale (CCN) des bureaux d'études techniques et sociétés de conseil (Syntec, IDCC 1486) est officiellement en vigueur depuis le matin du 1er juillet 2026. Tous les contrats proposés aux entreprises du secteur doivent impérativement y être conformes. ...

L’Anact lance son appel d’offres prévoyance

L'agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) vient de publier son appel d'offres pour trouver son prochain assureur prévoyance. Les informations publiées par l'Anact indiquent que l'accord cadre ne pourra dépasser une valeur de 2,16 M€. Le marché démarrera le 1er janvier 2027 pour une durée d'un an renouvelable tacitement sur 6 années au total. La date de fin du marché est donc fixée au plus tard à la fin de l'année 2032. ...