Les partenaires sociaux de plusieurs branches importantes du commerce non-alimentaire (comme, par exemple, les magasins d’ameublement, le commerce de détail de l’habillement ou les magasins de bricolage) attendent la parution du décret sur les modalités de choix des prestataires des contrats de santé avant de reprendre leurs discussions concernant la complémentaire santé. Pourtant, l’issue des différentes négociations ne semble faire de mystère pour personne.
Les contrats de branche n’auront pas pour ambition d’offrir une complémentaire santé généreuse à un vaste public. La faiblesse des rémunérations en vigueur dans le commerce non-alimentaire (du fait notamment des salaires horaires bas et de l’importance du temps partiel) devrait notamment se traduire par la négociation de contrats de branche offrant des prestations proches du panier ANI. Plus encore, de nombreux salariés pourraient faire le choix de bénéficier des clauses d’exemption.
Ces effets seront renforcés par l’absence de mutualisation des risques au niveau des branches. Le commerce non-alimentaire est marqué par la coexistence d’entreprises de taille importante, qui préfèrent gérer en interne leur politique de protection sociale complémentaire, et de petites entités, qui n’en ont pas les moyens. Les recommandations de prestataires d’assurance n’auront qu’une faible influence structurelle dans ce contexte.