Le manque de générosité des employeurs du secteur public est proverbial. Dans le cas des chambres de commerce et d’industrie, ce penchant à l’âpreté trouve d’autant plus aisément à s’exprimer qu’il peut s’appuyer sur l’attitude du patronat contrôlant les CCI, qui ne se distingue pas précisément par un volontarisme à tout crin en matière sociale.
Le partenariat social très particulier des CCI
Les salariés des chambres de commerce et d’industrie ont un statut à part. Ce sont des agents publics, au sens de la loi de 1952. Ils ne sont donc pas fonctionnaires mais ils ne relèvent pas non plus du secteur privé, n’étant pas couverts par une convention collective. « C’est un régime très particulier », résume la responsable de la CFE-CGC du secteur, qui n’y voit guère d’avantages : « Dans ces conditions, les relations sociales peuvent vite devenir catastrophiques, épouvantables ! » Entre les pouvoirs publics et les élus patronaux, les responsabilités se partagent, au risque de se diluer. Par conséquent, selon la CGC, les salariés et leurs représentants ne sont jamais réellement écoutés. Ou plutôt, ils sont écoutés de manière très sélective.