La MGAS (Aésio Fonctions Publiques) affiche des résultats en recul quasi-généralisé en 2022

La Mutuelle générale des affaires sociales (MGAS) publie des résultats 2022 en recul à (presque) tous les niveaux par rapport à 2021. La mutuelle, qui fait partie de l’UGM Aésio Fonctions Publiques, met en avant le 100% santé (ou Rac0) couplé à « une volonté de limiter les augmentations tarifaires » pour expliquer la situation.

Comme on le remarque dans le rapport SFCR 2022 publié par la MGAS (disponible en fin d’article), la moindre performance de son activité est déjà constatée au niveau du nombre de personnes couvertes. Alors que la mutuelle en comptait 82 500 en 2021, elle n’en compte plus que 82 000 en 2022. Son chiffre d’affaires s’en ressent directement avec la perte d’un million d’euros sur un an : il recule à 62 M€ en 2022 contre 63 M€ en 2021.

Le résultat de souscription reflète très nettement les effets de la politique tarifaire de la MGAS couplée à l’application du 100% santé en 2022. Son activité d’assurance de frais médicaux creuse davantage son déficit passant de -964 000 € en 2021 (le montant a été revu depuis le rapport SFCR 2021 qui indiquait un résultat de souscription à -955 000 €) à -2 470 000 € en 2022. Du côté du résultat de souscription global, on note logiquement un fort recul également à -987 000 € en 2022 contre 934 000 € en 2021 (montant ici aussi revalorisé par rapport au rapport SFCR 2021 qui indiquait 888 000 € de résultat de souscription global).

Malgré ces données négatives, la MGAS affiche une certaine solidité du côté de ses investissements et de sa solvabilité. En effet, tous ses investissements débouchent sur des résultats plus favorables qu’en 2021. Son résultat financier ressort à 614 000 € en 2022 contre 367 000 € en 2021 (là aussi, le résultat de 2021 a été rectifié par rapport au rapport SFCR 2021 qui montrait un résultat financier à 319 000 €). Son rendement comptable atteint 1,1% en 2022 contre 0,7% en 2021 (le rapport SFCR 2021 affichait un rendement de 0,61%). Quant au portefeuille, sa plus-value latente atteint un peu plus de 5 M€ en 2022 contre près de 4,5 M€ en 2021. Enfin, s’agissant de sa solvabilité, la MGAS gagne 8 points : son ratio de couverture du SCR passe ainsi de 202% en 2021 à 210% en 2022.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

You May Also Like
Lire plus

La Cour de cassation enfonce le clou sur l’exigence du devoir de conseil dans le temps

Le devoir de conseil ne s’arrête pas à la signature du contrat. Il perdure dans le temps et doit notamment revenir à chaque renouvellement du contrat. C’est ce qu'a rappelé la Cour de cassation dans une décision prise à l'encontre d'un conseiller en gestion de patrimoine. Le raisonnement est essentiel à connaître car il est parfaitement transposable à tous les contrats d'assurance. ...
Lire plus

Assureurs : un premier semestre 2026 porté par l’assurance-vie, sous les effets du climat

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) vient de livrer son panorama du premier semestre 2026. Le marché français de l’assurance y apparaît solide avec une collecte record en assurance-vie et une solvabilité renforcée. Mais deux signaux méritent qu’on s’y arrête : la facture climatique qui enfle et le décrochage des bancassureurs. ...

Les salaires évoluent dans la CCN de la production des eaux embouteillées

Un accord paru au BOCC remplace le précédent accord salarial dans la CCN des activités de production des eaux embouteillées (IDCC 1513). Il a été signé le 17 septembre par les organisations patronales MEMN, SBSA, SNBI et ABF ; ainsi que par les syndicats de salariés CFE-CGC agro, CFDT AGRI AGRO et FGTA-FO. Le texte met à jour les salaires minima conventionnels garantis pour un...