En fin de semaine dernière, à l’occasion de la conférence des métiers de l’accompagnement social et médico-social, le gouvernement a annoncé une nouvelle mesure d’extension du périmètre d’application du « Ségur de la santé » – ce processus de revalorisation des conditions sociales, notamment salariales, d’exercice des métiers du système de soins.
Aux termes de l’annonce gouvernementale, les professionnels de la filière socio-éducative, les médecins coordonnateurs des Ehpad, les personnels soignants de la protection maternelle infantile et des autres structures territoriales – soit environ 140 000 salariés au total, d’après les estimations avancées par l’exécutif – comptent désormais parmi les bénéficiaires des mesures du Ségur de la santé. A partir du mois d’avril, ils pourront ainsi compter sur une hausse de salaire de 183 euros nets mensuels. L’enveloppe consacrée à cette opération atteint environ 500 millions d’euros.
Si ces annonces ont été bien accueillies par les représentants des établissements et des salariés du secteur médico-social non lucratif, encore faut-il préciser que des inquiétudes relatives à la nature exacte des professions concernées ont pu être exprimées. En particulier, il n’est pas certain que les métiers supports – administratifs, techniques et logistiques – soient concernés. Le cas échéant, ceci ne manquerait pas de susciter des réactions négatives de la part des organisations syndicales de salariés, mais également des employeurs.