La reconnaissance d’une maladie professionnelle répond à des règles strictes. En principe il faut que les conditions officiellement prévues dans les tableaux des maladies professionnelles soient remplies pour qu’une telle affection soit reconnue. Mais des adaptations à des cas spécifiques qui ne cochent pas tous les critères sont possibles et sont bien prévues par la loi. Il arrive pourtant que l’assurance maladie soit tentée d’en décider autrement : dans ce cas la reconnaissance de la maladie professionnelle demande de la persévérance.
C’est ce qui vient d’arriver à la veuve d’un salarié d’une société de production d’encres et de pigments, décédé en 2010. L’épouse du salarié qui était ingénieur de production demande à ce que la maladie ayant entrainé son décès soit reconnue comme maladie professionnelle et prise en charge à ce titre par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). Cependant, la CPAM rejette la demande.