Emmanuel Macron a lancé une annonce tonitruante lors de la France Digital Day d’hier: les institutionnels (sous-entendus les banques et les assurances) vont dégager 5 milliards d’investissement pour les start-up, particulièrement au bénéfice d’un « Next 40 » qui aura droit à un programme d’accompagnement public poussé. Alan fait partie du lot. La bureaucratie de l’innovation, mise en place dans le secteur financier depuis quelques années pour encadrer les investissements, va devenir toute puissante, pour le meilleur comme pour le pire.
Emmanuel Macron devrait le savoir. C’est toujours le problème lorsque l’État et ses fonctionnaires se mêlent de « favoriser » l’initiative privée: tôt ou tard, une bureaucratie apparaît, qui fait barrage et oriente la décision selon les critères qu’elle invente elle-même. Le projet affiché lors de la France Digital Day n’échappera pas à ce destin.