L’UPA veut agir sur le plan d’urgence pour l’emploi

Cet article a été initialement publié sur le site de l’organisation d’employeurs UPA.

 

Alors que le président et les vice-présidents de l’UPA seront reçus à Matignon lundi 11 janvier à 15h dans le cadre de la consultation des partenaires sociaux, l’UPA appellera à rompre avec les vieilles recettes annoncées à chaque début d’année et à doter enfin la France d’une politique structurelle favorable à l’emploi dans les TPE et les PME. 

En prévoyant d’accorder des primes temporaires aux entreprises qui embauchent, le gouvernement fait le constat que le coût du travail est trop élevé aujourd’hui en France, mais il n’en tire pas toutes les conséquences. Ce n’est pas la promesse d’une prime qui conduira les entreprises à recruter mais la reprise pérenne de l’activité et la certitude que le niveau des cotisations sociales appliqué à l’ensemble des salariés va radicalement et durablement baisser.

Garantir aux entreprises que le poids des prélèvements sociaux sera définitivement allégé, reviendrait à adresser un formidable message de confiance aux employeurs qui seraient à nouveau en situation d’investir et de créer des emplois. L’UPA demandera notamment un transfert total des cotisations familiales vers le budget de l’Etat, car ni les entreprises ni les travailleurs indépendants n’ont vocation à financer la politique familiale. 

Cette mesure doit s’inscrire dans un plan plus large de relance de l’emploi et de la formation dans les entreprises de moins de 50 salariés, qui, outre le fait qu’elles représentent 98% des entreprises françaises, sont celles qui détiennent le plus important gisement d’emplois. 

Parmi les axes prioritaires de ce plan, l’UPA rappellera qu’il faut enfin réformer le service public de l’orientation afin qu’il réponde à la nécessité de préparer les jeunes à la vie professionnelle. 

Ses représentants souligneront aussi que le développement de l’apprentissage ne pourra résulter d’une réduction de la durée de formation et des niveaux de qualification comme cela semble envisagé. La priorité est de faciliter la vie des entreprises qui forment des apprentis et de dédramatiser la rupture du contrat d’apprentissage en instaurant une période d’essai plus longue. 

De même, les conditions de rupture des contrats de travail doivent être sécurisées. 

Ainsi, l’UPA invite le gouvernement à abandonner la politique des effets d’annonce, des primes, des crédits d’impôts et des vieilles recettes, et à créer les conditions pour rétablir la confiance et relancer l’activité.  

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