L’Unsa salue le remboursement des psychologues par les complémentaires santé

Cette publication provient du site du syndicat de salariés Unsa.

Alors que la crise sanitaire mine le moral des français depuis un an, les complémentaires santé annoncent de concert la prise en charge de remboursements en cas de consultation chez un psychologue. L’UNSA salue cette initiative mais appelle à la mise en place de garde-fous. 

Avec la crise sanitaire, les situations de détresse se sont multipliées et ont mis en lumière les manques criants en matière de santé mentale. 

Aujourd’hui en France, il n’est pas toujours aisé de bénéficier d’un parcours de soins quand on rencontre des difficultés d’ordre psychologiques ou mentales, y compris et surtout lorsqu’elles sont passagères. 

Manque de places dans les Centres médico psychologiques (CMP), délais parfois très longs pour un rendez-vous chez le psychiatre, consultations de psychologues non remboursées, etc. 

L’UNSA salue donc l’initiative des complémentaires santé en matière de prise en charge de consultations chez un.e psychologue, puisqu’à ce jour elles ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie, sauf expérimentation locale. 

Si pour l’UNSA, ce progrès social est à souligner, deux éléments doivent être garantis : 

  • ne pas augmenter les cotisations des adhérents en raison de cette nouvelle prestation ;
  • trouver les voies et moyens d’assurer des consultations de qualité pour tout un chacun. A ce titre il faudra s’assurer que les consultations ouvrant droit à remboursement soient réalisées par des professionnels diplômés et enregistrés auprès de l’Agence régionale de santé (ARS).

Pour l’UNSA, afin d’éviter certaines dérives pouvant être dangereuses pour les patients, une réflexion devra par ailleurs être rapidement menée sur la réglementation et la valeur juridique du Code de déontologie des psychologues. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #3 : les CCN face à l'assurance obsèques de l'enfant de -12 ans

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #7 : PSC, Alan et agréments de catégories objectives

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...