Les transporteurs routiers prêts à reprendre les négociations ?

Nouvel épisode dans le bras de fer entre les transporteurs routiers et leurs chauffeurs. Aujourd’hui mercredi, la CFDT, premier syndicat chez les routiers, est entrée dans le mouvement, comme elle l’avait annoncé. Les blocages de sites stratégiques – dépôts pétroliers, grandes zones industrielles, péages – reprennent un peu partout en France. Les responsables syndicaux se disent satisfaits de l’ampleur de la mobilisation et préviennent qu’il ne s’agit là que d’un tir à blanc, destiné à ce le patronat revienne à la table des négociations et revoie sa position. 

Les trois principales organisations d’employeurs (FNTR, TLR et Unostra) semblent d’ailleurs avoir pris la mesure du risque qu’elles encourent et qu’elles font encourir à l’économie dans son ensemble. Elles ont en effet décidé de reprendre les discussions et d’accepter une médiation de l’Etat, appelant à une « approche rénovée des conditions de la négociation de branche ». Un bon voeu qui s’apparente surtout à un désaveu de l’escalade qu’elles ont elles-mêmes largement favorisée… 

Les employeurs posent une condition à la reprise de la diplomatie : les syndicats doivent cesser « toute pression revendicative en cours de discussions ». En réalité, la situation est assez sérieuse pour que les échanges reprennent dans tous les cas. Les chauffeurs routiers, exaspérés par l’attitude patronale et fatigués par leur mouvement, sont sur le point de se radicaliser, comme en témoignent les appels à cibler les actions sur les représentants régionaux de la FNTR. 

Ces manifestations peuvent certes conduire à des charivaris bon enfant… plus probablement, tous les acteurs sont bien conscients qu’elles pourraient plutôt marquer le début d’actions incontrôlées et incontrôlables. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #3 : les enjeux de la rentrée de septembre 2025

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #7 : prévoyance Syntec et duo de jurisprudences

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #4 : zoom sur les dernières grandes actus CCN santé/prévoyance

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #9 : catégories objectives agréées (et autres sujets CCN)

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...