Il y a peu, BI&T s’était fait l’écho de la dénonciation unilatérale, par une organisation patronale, de l’accord classifications de la prévention-sécurité. Depuis, les discussions ont repris au niveau de la branche mais elles se déroulent dans un climat tendu et très confus. Dans le contexte actuel, les salariés auraient pourtant besoin de pouvoir compter sur un partenariat social solide.
Le nouvel épisode du feuilleton des classifications
En octobre 2015, l’USP, l’un des deux principaux syndicats patronaux de la branche, a dénoncé l’accord classifications de 2006. Du côté des syndicats de salariés, c’était la stupeur : il avait en effet fallu près de 17 ans de négociations afin d’en arriver à ce texte, d’ailleurs incomplet. Les organisations syndicales refusant d’en rester là, des discussions ont rapidement repris avec les représentants des employeurs. Il faut dire que le SNES, l’autre grande organisation patronale du secteur, avait lui aussi été pris de court par la décision de l’USP. Surtout, étant donné l’importance de la profession dans le contexte actuel d’état d’urgence et de lutte contre le terrorisme, l’Etat, représenté à la CPN, a redoublé d’attention quant à l’évolution de la situation.