La prévention-sécurité fait aujourd’hui partie des rares secteurs économiques dont la croissance est soutenue. Employant plus de 150000 salariés, elle recrute en permanence. Pourtant, les relations sociales particulièrement rugueuses qu’entretiennent les « partenaires sociaux » au niveau de la branche desservent grandement ces salariés.
Un « partenariat social » peu évident
Les employeurs de la prévention-sécurité sont représentés par deux organisations : l’union des entreprises de sécurité privée (USP), liée au Medef, et le syndicat national des entreprises de sécurité privée (SNES), lié à la CGPME. En vue de la mesure de la représentativité patronale, la concurrence entre ces deux organisations se fait de plus en plus visible. En ce qui concerne la représentation des salariés, six syndicats sont présents dans la branche. Trois se tiennent dans un mouchoir de poche : la CFDT (21,8 %), la CGT-FO (21,7 %) et la CGT (21,3%). La CFTC n’est pas loin derrière (18 %) et l’UNSA fait également un bon score (14,7%). La CFE-CGC ferme la marche, avec 2,5 %. Cet équilibre des forces est a priori favorable à la signature d’accords.