Les cadres changent plus souvent de forme d’emploi

Cette publication provient du site du syndicat de salariés CFE-CGC.

Désir d’autonomie et d’une meilleure conciliation des temps de vie, détachement contraint du salariat… Les nouvelles formes d’emploi (micro-entreprenariat, groupement d’employeurs, portage salarial, multi-activités) suscitent un intérêt croissant chez les cadres. Accompagnant ces tendances, la CFE-CGC s’adresse tout autant aux salariés classiques qu’aux travailleurs recourant à ces nouveaux modes d’activité. 

Dans un monde du travail en pleine mutation, les nouvelles formes d’emploi « suscitent un intérêt certain chez 7 cadres en poste sur 10 », indique une récente étude de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Parallèlement, l’emploi non salarié est en progression depuis 2008, notamment sous l’effet du régime d’auto-entrepreneur offrant des formalités de création d’entreprises allégées. En 2016, la part dans l’emploi du travail indépendant était ainsi estimée à 12 %, avance l’Apec, l’emploi non salarié progressant plus vite que l’emploi total, en particulier dans le tertiaire. 

  • Autonomie professionnelle et meilleure conciliation des temps de vie

Quels facteurs poussent les cadres à se tourner vers le micro-entrepreneuriat, le temps partagé entre plusieurs employeurs, le portage salarial (activité dotée depuis l’an dernier d’une convention collective de branche grâce aux partenaires sociaux) ou la multi-activité ? En premier lieu « le souhait de recouvrer une certaine autonomie dans ses arbitrages professionnels ainsi qu’une meilleure conciliation avec la vie privée », souligne l’Apec. Priorité donc à la flexibilité et la possibilité de s’organiser différemment, « même si la charge de travail peut être plus importante et plus chronophage dans le nouvel emploi que dans un emploi salarié classique »

Autres motifs : une rupture professionnelle subie (un licenciement) ; les difficultés rencontrées dans la recherche d’un poste salarié ; le sentiment de ne plus progresser, de ne pas avoir de perspectives d’évolution métiers au sein de l’entreprise et de ne plus partager l’orientation stratégique portée par la hiérarchie. S’agissant des jeunes, l’appétence vers les nouvelles formes d’emploi traduit davantage « les difficultés d’insertion sur le marché de l’emploi ou l’encadrement », selon l’Apec. 

  • Des filets de sécurité pour se lancer

Se lancer, oui, mais avec des filets de sécurité. L’ensemble des cadres interrogés ayant pu concrétiser leur projet se trouvaient dans un environnement favorable limitant la prise de risque inhérente au choix d’une nouvelle forme d’emploi : soutien familial ou financier pour les plus jeunes, présence d’un conjoint actif salarié pour bénéficier de protection (risque maladie et accès à la mutuelle) et de revenus (sécurité d’un salaire) etc. 

Au final, « très peu de cadres interrogés envisagent de revenir à un emploi salarié classique, y compris ceux n’ayant pas opté en premier lieu pour ces formes d’emploi »

  • Micro-entrepreneurs, salariés portés, slashers : la CFE-CGC au soutien de tous les travailleurs salariés ou indépendants

La CFE-CGC s’adresse tout autant aux salariés (qu’ils soient en CDI ou en CDD), qu’aux travailleurs intérimaires, aux salariés portés, aux auto et micro-entrepreneurs, aux franchisés, aux travailleurs des plateformes et aux slashers (cumulant deux ou trois métiers) qui ont recours – souvent par besoin – à plusieurs de ces modes d’activité. 

Le syndicat de l’encadrement milite notamment pour que la mise en œuvre du numérique soit anticipée dans le cadre du dialogue social avec les partenaires sociaux, et qu’elle soit accompagnée au travers de formations adaptées pour permettre à chacun d’être actif et contributeur à ces nouveaux écosystèmes.  

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #8 : tolérance Urssaf et 2 régimes prévoyance à suivre

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #1 : le régime santé de la CCN Syntec

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la DGAFP évoque le cas "Alan" dans la fonction publique

You May Also Like

L’activité de la Mutuelle Entrain ralentit mais garde le cap en 2025

La Mutuelle Entrain, historiquement dédiée aux cheminots, publie un rapport d'activité 2025 qui montre un ralentissement de son activité. Le rapport SFCR reproduit ci-après indique que le nombre de bénéficiaires de la mutuelle a chuté entre 2024 et 2025 pour tomber à 94 788 (contre 142 049 initialement). C'est la santé individuelle qui est à l'origine de cette dégringolade, légèrement contrebalancée par le faible dynamisme de l'activité collective qui a gagné un...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Bourgogne et Franche-Comté – Occitanie) dans les industries de carrières et de matériaux

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 30 avril 2026, les dispositions de l'accord territorial (Bourgogne - Franche-Comté) du 11 mars 2026 et de l'accord territorial (Occitanie) du 13 mars 2026, relatifs aux salaires minimaux des ouvriers et ETAM, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers et des employés, techniciens et agents de maîtrise des industries de carrières et...

Avis d’extension d’accords territoriaux dans la métallurgie Bouches-du-Rhône et Alpes-de-Haute-Provence – Côtes-d’Armor – Jura – Vaucluse – Var – Vendée – Vienne

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 30 avril 2026, les dispositions de : - L'accord territorial - Bouches-du-Rhône et Alpes-de-Haute-Provence - du 9 mars 2026 ; - L'accord territorial - Côtes-d'Armor - du 19 mars 2026 ; ...