Après avoir dressé le bilan économique et financier de la saison des sports d’hiver 2014/2015, les employeurs du secteur se préparent à la reprise des traditionnelles négociations sociales paritaires. Au menu cette année : les classifications et la complémentaire santé. Dans quel état d’esprit les Domaines Skiables de France (DSF) abordent-ils ces discussions ?
DSF, un syndicat bien ancré dans son secteur
Les Domaines Skiables de France sont la seule organisation patronale qui se propose de représenter les entreprises du secteur. Héritière du Syndicat National des Téléphériques de France, créé en 1938, elle revendique aujourd’hui 238 « membres actifs » – opérateurs de remontées mécaniques ou de domaines skiables. En matière de représentativité, DSF n’a donc aucune inquiétude à avoir. Implantés dans l’ensemble des massifs français, ses adhérents sont aussi fréquemment des régies publiques (à 44 %) que des opérateurs privés (à 43 %), quelques SEM complétant l’ensemble (13 %). Les domaines skiables français réalisent près de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires et emploient 18000 salariés, dont 15000 sont des saisonniers.