Le patronat très déçu par le PLFSS 2018

Alors que le PLFSS 2018 vient d’être voté en première lecture à l’Assemblée nationale, plusieurs réactions patronales ont déjà été partagées. La plupart d’entre elles marquent la déception des organisations patronales face à un texte qu’elle jugent décevant et parfois flou. 

La plupart d’entre elles marquent la déception des organisations patronales face à un texte qu’elle jugent décevant et parfois flou. 

 

Epargne salariale : une modification de taxation qui ne passe pas

Comme le signale l’AFG (association française de la gestion financière), un amendement adopté par les députés modifie le régime de taxation de l’épargne salariale. 

Avec le nouveau PLFSS, les nouvelles plus-values réalisées par les salariés seront soumises intégralement au dernier taux connu de prélèvements sociaux. Cela devrait alourdir, à terme, la taxation de l’épargne des salariés. L’AFG demande donc à maintenir le régime de taxation actuellement en vigueur car il ne taxe les plus-values que sur le taux en vigueur au moment de leur constatation. 

 

Les fédérations du numérique de la santé à moitié satisfaites par le PLFSS

L’organisation e-Health France qui regroupe quatre fédérations d’industriels du numérique de la santé regrette un PLFSS en demi-teinte. Pierre Laurent, son porte-parole, reconnait que des avancées significatives sont constatées du côté de la téléconsultation et de la télé-expertise. Mais au-delà de ça, le PLFSS reste en retrait concernant les objectifs réels voulus par le gouvernement : Pierre Laurent déplore le manque de clarté sur la manière dont le développement de l’e-santé sera mené, et notamment sur la façon dont l’enveloppe de 5 milliards d’euros sera utilisée. 

L’un des éléments qui inquiète aussi les acteurs du numérique est l’absence de la santé numérique dans la programmation plurianuelle 2018-2022. 

 

L’industrie du médicament dénonce un PLFSS sans ambition

C’est peut-être de l’industrie du médicament, avec le LEEM, que la critique est la plus virulente. La fédération dénonce le fait que le prix des médicaments devienne la variable d’ajustement des comptes de l’Assurance maladie. Le président du LEEM, Patrick Errard regrette profondément que le PLFSS 2018 s’inscrive dans la même veine que les précédents en excluant la politique du médicament du plan d’innovation pourtant engagé, notamment du côté du numérique. 

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