Les discussions relatives aux engagements de la branche des bureaux d’études techniques et sociétés de conseil en matière de protection sociale sont l’occasion pour les organisations patronales du secteur de dire tout le mal qu’elles pensent des clauses de désignation. Et incidemment de ne pas se laisser distancer dans leur course à la radicalité.
Santé, prévoyance : un grand « oui » à la concurrence !
BI&T a évoqué à de nombreuses reprises le feuilleton de la complémentaire santé dans le conseil. La toile de fond de ses nombreux épisodes est en réalité simple à résumer : le Syntec et le Cinov, les deux organisations patronales du secteur, ne souhaitent s’engager que sur un contrat proche du panier ANI, assorti de la recommandation de plusieurs assureurs, quatre semble-t-il. En d’autres termes, les représentants des employeurs ont décidé de laisser les entreprises de la branche entièrement libres de leur choix et de mutualiser le moins possible au niveau de la branche. La CGT et la CFE-CGC – qui est pourtant d’ordinaire un partenaire fiable du patronat – ne s’y sont pas trompées, affirmant avant les vacances d’été qu’elles comptaient bien s’opposer à l’accord.