La mutuelle Adrexo, une bonne affaire pour le tandem Gan/Vivinter

Acteur majeur de la distribution directe, Adrexo emploie quelque 18 000 qui sont couverts par une mutuelle dont le Gan est l’assureur et dont Vivinter est le gestionnaire. D’après nos informations, cette mutuelle s’avère être une affaire particulièrement intéressante pour ses deux assureurs. 

Aux dernières nouvelles, entre 5000 et 6000 salariés de l’entreprise, soit environ un tiers de ses effectifs, sont affiliés à la mutuelle mais ne bénéficient pas de sa couverture. Ce sont les « affiliés par défaut », à l’évidence très nombreux dans cette entreprise, qui financent leur part de la complémentaire santé tous les mois mais n’ont pas rempli de bulletin individuel d’affiliation afin de pouvoir profiter des prestations. Chaque « affilié par défaut » perd ainsi environ 120 euros par an, ce qui n’est pas un montant dérisoire dans le cas de salariés dont les salaires ne sont généralement pas ceux des dirigeants de la CFTC Bâtiment – pour ne prendre que cet exemple. Le problème est connu depuis l’an passé mais il faut croire qu’il ne semble pas constituer un sujet majeur de préoccupation sociale interne.  

Il faut dire que cette étrange situation ne convient pas forcément qu’aux assureurs de l’entreprise. Le surfinancement du régime santé d’Adrexo favorise en effet les affaires de la direction et des salariés couverts par la mutuelle. Ainsi, sur le dernier trimestre de l’année 2017, aucune cotisation santé n’a été prélevée par les assureurs. Les tenants de l’école du verre à moitié plein y verront un motif de satisfaction : après tout, les « affiliés par défaut » ont eux aussi bénéficié de cette exemption. Certes. Dans le cas d’un service dont ils ne bénéficient pas, le contraire aurait été inconvenant… 

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