La MCF voit son résultat net fondre en 2024

Comme bon nombre d’organismes du secteur de l’assurance, la Mutuelle centrale des finances (MCF) a publié son rapport sur la solvabilité et la situation financière (SFCR) pour l’année 2024. Le document montre que l’année 2024 n’a pas été très clémente pour la mutuelle, notamment du côté de ses résultats financiers.

En 2024 la MCF a encaissé 4,6% de cotisations brutes de plus qu’en 2023. Elle a ainsi perçu 12,67 M€* de cotisations brutes, contre 12,11 M€ un an auparavant. La santé contribue davantage que la prévoyance à cette hausse avec 11 M€ encaissés en 2024 contre 10,37 M€ en 2023, soit +6,06% de cotisations. Cette hausse est notamment due par l’augmentation des prix de 8% décidée par l’AG de la MCF en novembre 2023. En parallèle l’activité prévoyance (incapacité de travail) subit l’effet de la chute des cotisations perçues de 3,9%. Celles-ci sont passées de 1,74 M€ en 2023 à 1,67 M€ en 2024.

Le résultat de souscription de 657 K€ en santé (rappelons qu’il était de -479 K€ en 2023) permet ainsi d’équilibrer le résultat de souscription de -338 K€ en prévoyance (il était de 434 K€ en 2023). Ainsi le résultat de souscription global est finalement positif en 2024, à 319 K€ (contre -45 K€ en 2023).

En complément de ce résultat sur l’activité, les investissements de la mutuelle produisent un résultat négatif porté à -111 K€. Cette contre-performance est due à l’ajustement à la baisse (-1,11 M€ tout de même) de l’immeuble détenu par la MCF dans la rue de Picpus à Paris. Dans le même temps les produits financiers de la mutuelle affichaient une croissance de 16,6%.

La MCF exerce également une activité de gestion de garanties prévoyance pour CNP Assurances. Sur cette activité la mutuelle affiche un résultat positif en baisse à 1,20 M€ (contre 1,76 M€ en 2023).

Tous ces éléments conduisent à impacter le résultat net comptable de la mutuelle qui atterrit à -1,03 M€. Ce déficit s’impute sur les fonds propres de la MCF et sur son ratio de couverture du SCR. Ainsi le ratio solvabilité diminue de 72 points mais reste très confortable, à 496%.

Retrouvez la publication complète ci-dessous :

*tous les montants présentés sont arrondis au centième près, à l’euro supérieur

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #11 : 4 jurisprudences "CCN" à connaître

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #8 : tolérance Urssaf et 2 régimes prévoyance à suivre

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...