La France s’adapte au Règlement sanitaire international de… 2005

Le ministère de la santé vient de publier un décret permettant l’application du Règlement sanitaire international de l’Organisation mondiale de la santé en date de 2005. 

Ce décret entre en vigueur le 6 avril 2017 et précise les modalités de prise en charge des personnes à leur arrivée sur le territoire. Il précise également les mesures que peut prendre le préfet pour préserver la santé publique. 

 

Les nouveaux pouvoirs du préfet découlant du Règlement sanitaire international

Le décret précise que le préfet peut décider, après proposition du directeur général de l’agence régionale de santé, de placer et maintenir en isolement, dans un établissement de santé ou tout autre lieu adapté, des personnes affectées. 

Le préfet peut aussi décider de placer des personnes en quarantaine chez elles ou dans un lieu adapté si elles sont susceptibles d’être affectées. 

Ces types de mesures ne peuvent être prises que si la personne est diagnostiquée porteuse d’une maladie contagieuse grave, ou si la personne a refusé une prise en charge sanitaire adaptée en dépit des demandes répétées des professionnels et services de santé. 

Toute mise en isolement ou en quarantaine doit être précédée de l’avis du directeur général de l’agence régionale de santé. 

Les sauvetages maritimes spécialement visés par le décret

Une partie du décret s’intéresse particulièrement au cas de sauvetages maritimes concernant des personnes qui peuvent présenter un risque pour la santé publique. 

Le texte prévoit que si des mesures d’alerte ont été diffusées à l’échelle nationale, l’opération de sauvetage maritime d’un bateau navigant au large des côtes françaises doit être menée en lien avec le centre de consultation médicale maritime. 

Ce centre doit confier au service d’aide médicale urgente compétent sur le territoire l’organisation médicale, l’évacuation à terre des personnes et l’information du directeur général de l’agence régionale de santé. 

Les autorités compétentes que sont le représentant de l’Etat en mer, le préfet du département, et le préfet de zone de défense et de sécurité doivent immédiatement être averties. 

 

Retrouvez l’intégralité du décret ci-dessous : 

 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Piratage d'Almerys : Nathalie Goulet interroge Stéphanie Rist

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par la ministre Amélie de Montchalin

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...