La CGT apprécie le contenu du rapport Mettling

Cet article est issu du site du syndicat CGT.

 

Bruno Mettling vient de rendre son rapport, avec en annexe les contributions des organisations syndicales et patronales, à la ministre du Travail. 

Alors que le patronat et le gouvernement limitent leur vision du numérique aux seuls enjeux financiers, ce rapport parle enfin du travail et de ceux qui le pensent et l’exécutent. 

 

Nous nous félicitons qu’une bonne partie des 36 propositions élaborées dans ce rapport aille dans le sens de la contribution de la CGT. 

 

C’est particulièrement le cas dans la proposition n°15 : « construire un socle de droits attachés à la personne et transférables d’une entreprise à l’autre… ». Il y a là une référence à la revendication de la CGT d’un Nouveau Statut du Travail Salarié et de la Sécurité Sociale Professionnelle. 

 

De même, le rapport insiste sur le développement de la formation professionnelle, particulièrement pour les salariés les moins qualifiés. La CGT revendique qu’au moins 10 % du temps de travail soient consacrés à la formation et rémunérés comme tel. 

La prise en compte de la charge de travail avec le temps de travail conforte la CGT dans sa volonté de lancer une campagne revendicative auprès des salariés pour travailler moins, travailler mieux pour travailler tous. 

 

Enfin comme l’ont porté des syndicalistes et des chercheurs, ce rapport place le numérique comme une opportunité pour transformer le travail afin que les salariés s’y épanouissent en contestant des organisations de travail trop souvent déconnectées du réel. 

 

Ce rapport « refuse que le numérique ne soit le prétexte à remettre en cause les fondements de notre modèle social ». Il ne doit pas rester dans un tiroir. La CGT va agir avec les salariés et d’autres organisations syndicales dans les entreprises, notamment le 8 octobre, pour que la transformation numérique au travail et dans la société en général soit synonyme de progrès social. 

Il n’y a aucune neutralité dans le développement scientifique et technique, c’est aux salariés d’en écrire le contenu et pas la finance. La CGT est disponible pour agir comme pour négocier dans ce sens-là. 

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