La CFE-CGC pose ses exigences sur le plan de relance

Cet article provient du site du syndicat de salariés CFE-CGC.

Reçue le 1er octobre avec les partenaires sociaux dans le cadre du suivi du plan de relance économique de 100 milliards d’euros, la CFE-CGC a notamment rappelé la nécessité, pour les entreprises, d’objectiver l’utilisation des fonds publics alloués. 

Présenté le 3 septembre par l’exécutif, le plan de relance de 100 milliards d’euros d’investissements injectés dans l’économie française pour faire face à la crise du coronavirus va faire l’objet d’un suivi associant les organisations d’employeurs et de salariés. Objectifs : s’assurer, au plus près du terrain, de la bonne mise en œuvre opérationnelle du plan en veillant à l’efficacité du déploiement des mesures et des dispositifs tels que l’activité partielle longue durée (APLD), le soutien à l’embauche des jeunes, la rénovation thermique des bâtiments, les appels à projet dans l’industrie etc. Il est prévu qu’un tableau de bord soit régulièrement mis à jour avec des indicateurs sociaux, économiques et environnementaux. Ce suivi s’effectuera au niveau national et dans les territoires, en impliquant les acteurs de terrain dont les organisations syndicales.« IL EST FONDAMENTAL D’ÉTABLIR DES CONTREPARTIES ET UNE CONDITIONNALITÉ DES AIDES »À l’occasion d’une première réunion organisée le 1er octobre en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, et d’Elisabeth Borne, ministre du Travail, la CFE-CGC, représentée par Gérard Mardiné, secrétaire général confédéral, et Raphaëlle Bertholon, secrétaire nationale en charge de l’Économie, a fait valoir ses exigences, rappelant en premier lieu que le plan de relance doit contribuer à restaurer la confiance. « Pour cela, il est fondamental d’établir des contreparties et une conditionnalité des aides, souligne Gérard Mardiné. Les entreprises doivent objectiver l’utilisation des fonds publics alloués et s’inscrire dans un processus d’engagement et de suivi, à l’image de ce qu’elles pratiquent déjà dans le cadre de gestion de projets ou de propositions d’offres commerciales pour en matérialiser les effets positifs sur l’emploi. » Autre point clé mis en avant par la CFE-CGC : le nécessaire contrôle des engagements pris par les entreprises ayant recours aux aides publiques. « C’est à l’administration de contrôler la bonne exécution et la mise en œuvre des mesures prévues si les engagements pris ne sont pas tenus, par exemple la restitution d’une partie des aides », explique Raphaëlle Bertholon. Dans ce cadre, il convient également d’associer, au sein de l’entreprise, le comité social et économique (CSE) afin de garantir aux salariés que l’entreprise respecte bien les objectifs fixés. Ce dialogue doit venir éclairer le débat sur la situation financière de l’entreprise et ses orientations stratégiques.VIGILANCE SUR LES ACCORDS D’ACTIVITÉ PARTIELLE LONGUE DURÉE (APLD)La CFE-CGC a également fait part de remontées terrain quant aux négociations des accords d’APLD et de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), où les charges de travail associées aux plans sectoriels ne sont pas suffisamment souvent pris en compte, tout comme l’investissement dans la formation des salariés. À ce jour, environ 300 accords d’activité partielle longue durée ont déjà été signés concernant 50 000 salariés, a précisé le gouvernement. À noter par ailleurs qu’une dizaine de branches professionnelles ont déjà négocié des accords spécifiques d’APLD (dont la métallurgie et la Fédération Syntec) ou sont en cours de négociation.Dernier point : la CFE-CGC a soulevé la problématique des normes comptables qui ne permettent pas, aujourd’hui, aux entreprises de constituer des réserves suffisantes pour faire face aux aléas. 

 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par la ministre Amélie de Montchalin

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #2 : Le point sur les catégories objectives dans les CCN

You May Also Like

2 exonérations de ticket modérateur vont disparaître

Un décret tout juste publié au Journal officiel prévoit la fin de l'exonération du ticket modérateur (TM) sur deux prestations précises. Premièrement, les patients en affection de longue durée (ALD) vont devoir assumer de payer le ticket modérateur sur les médicaments à service médical rendu faible. Ceux-ci ne sont remboursés qu'à 15% BRSS par la sécurité sociale, le TM de 85% BRSS sera donc généralement remboursé par la complémentaire santé. ...

Avis d’extension d’un avenant dans la conchyliculture et les cultures marines

La ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature envisage d’étendre, par avis publié le 17 avril 2026, les dispositions de l'avenant n° 50 du 13 janvier 2026 relatif à la grille des salaires, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la conchyliculture et des cultures marines du 19 octobre 2000 (...

Avis d’extension d’un avenant prévoyance à un accord dans la conchyliculture et les cultures marines

La ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature envisage d’étendre, par avis publié le 17 avril 2026, les dispositions de l'avenant n° 49 du 13 janvier 2026 à l'accord du 22 septembre 2003 relatif au régime de prévoyance, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la conchyliculture et des cultures marines du 19 octobre 2000 (...

Arrêté d’extension d’un avenant chez le personnel navigant d’exécution des transports maritimes

Le ministre du travail et des solidarités et la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, ont étendu, par arrêté du 16 mars 2026, publié le 17 avril 2026, les dispositions de l'avenant n° 4 relatif aux salaires minima, conclu dans la convention collective nationale des personnels navigants officiers des entreprises de transport et services maritimes du 19 novembre...

Avis d’extension d’un accord départemental (Loire) chez les OETAM du bâtiment 

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 17 avril 2026, les dispositions de l'accord départemental (Loire) du 15 janvier 2026 relatif aux idemnités de petits déplacements pour 2026, conclu dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises occupant jusqu’à dix et...