Jérôme Vérité, secrétaire général de la fédération des Transports de la CGT, apparaît comme un tenant de la ligne dure dans le cadre de la grève des chauffeurs routiers. Son parcours militant et ses prises de position invitent pourtant à se demander s’il n’est pas plutôt un adepte d’un syndicalisme de compromis.
Un fer de lance de la grève des chauffeurs routiers
Dans la presse écrite, à la télévision, à la radio : depuis le début du mois de janvier, et l’engagement des chauffeurs routiers dans un conflit ouvert avec leurs employeurs, Jérôme Vérité est en première ligne. « Cumulard » pour la bonne cause, en l’occurrence celle des salaires, il incarne actuellement une CGT revendicative et combative. Cette CGT est d’ailleurs celle que beaucoup, parmi les militants, voudraient voir renaître des cendres de l’affaire Lepaon – et des autres affaires d’ailleurs, comme celle de la Fédération du Commerce. La sobrieté affichée par Jérôme Vérité tranche, il est vrai, avec le train de vie de certains responsables, ou anciens responsables, de la CGT.