Gros coup de frein à la fusion Aon/Willis Towers

Le projet de fusion entre les géants du courtage en assurance Aon et Willis Towers Watson rencontre un nouvel obstacle de taille. Le département de la Justice américain annonce son intention de bloquer le rachat à 30 Md$. Un rachat au cœur duquel l’avenir de Gras Savoye est dans la balance.

Dans un communiqué publié le 16 juin 2021, l’autorité américaine émet des craintes concernant la fusion envisagée. Le département de la Justice a donc entamé une procédure judiciaire pour bloquer le projet afin d’empêcher la naissance d’un géant du courtage en assurance. En clair, l’autorité américaine craint que cette fusion ne crée un acteur monopolistique qui tuera toute concurrence : cela nuirait, in fine, aux clients assurés.

Le département de la Justice reconnaît qu’Aon et Willis Towers Watson ont proposé des actions visant à amoindrir le monopole du futur groupe unifié. Mais il estime que ces solutions ne sont pas adéquates pour protéger les assurés américains. Il considère également que les actions proposées par les deux géants sont insuffisantes pour éteindre les craintes exprimées.

N’oublions pas que ce projet de fusion emporte la vente à la découpe de Gras Savoye. Les activités du courtier français doivent être séparées entre le courtier américain Gallagher (qui en récupérera 90%) et Aon. Un projet qui ne se fera pas sans douleur pour Gras Savoye. Comme le soulignent Les Echos, les salariés français sont de plus en plus inquiets et les incertitudes concernant l’avenir de l’entreprise n’incitent pas les talents à rester.

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #11 : 4 jurisprudences "CCN" à connaître

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : le HCAAM parle Grande Sécu et prévoyance

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #5 : les 3 grandes actualités PSC du moment

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #8 : tolérance Urssaf et 2 régimes prévoyance à suivre

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...