Alors qu’il est couvert par un nombre non négligeable de conventions collectives, le transport maritime a peu fait parler de lui, ces dernières années, dans le domaine des fusions de branches. Tripalio fait le point sur la situation du secteur au regard de sa structuration conventionnelle.
Pour rappel, dans l’état actuel des choses, la navigation maritime est couverte par cinq conventions collectives différentes : celles de la marine marchande (officiers et marins), celles du remorquage (officiers et marins) et celle des navigants des passages d’eau.
Comme ceci n’étonnera pas grand monde, dans le cadre du processus global de rationalisation du paysage conventionnel français, les autorités administratives chargées de l’encadrement et du suivi de l’activité du secteur maritime se montrent très clairement favorables, ces dernières années, à une évolution structurelle de sa couverture conventionnelle. Ainsi, au cours de l’année 2019, la direction générale du travail du ministère du Travail a publié un avis portant sur la fusion administrée des cinq CCN citées précédemment. Pourtant, à la suite de la mobilisation du secteur, qui avait invoqué sa préférence pour une restructuration conventionnelle choisie plutôt qu’imposée, l’affaire s’était quelque peu tassée et en était restée là.