La première réunion du comité paritaire sur la restructuration des branches s’est tenue mercredi 17 février. Au même moment, le projet de loi El Khomri, taillé pour la campagne présidentielle de 2017, paraissait dans la presse. Un téléscopage qui résume bien l’enjeu auquel sont confrontés les partenaires sociaux : réussiront-ils à imposer leur agenda à l’exécutif ?
Une première réunion « de méthode »
La constitution du comité paritaire sur la restructuration des branches était prévue par la lettre paritaire signée par les partenaires sociaux – à l’exception de la CGT – à l’issue de la délibération sociale sur les critères de restructuration des branches qui a eu lieu les 26 et 28 janvier. D’après la représentante de Force Ouvrière, la première réunion du comité a été une « réunion de méthode », qui a notamment visé à définir un calendrier de travail. « Nous avons décidé de nous rencontrer une fois par mois », précise-t-elle. « Mis à part ça, nous n’avons pas vraiment abordé le coeur du sujet : les branches à fusionner ».