Fraude à la Sécurité sociale : 261,2 M€ ont été récupérés en 2018

L’Assurance maladie vient de publier son bilan de lutte contre la fraude pour l’année 2018. Le document indique d’emblée le montant des préjudices détectés et stoppés : 261,2 M€.

 

Evolution de la lutte contre la fraude à la sécurité sociale entre 2014 et 2018 

 

Le communiqué signale que près de 2,4 Mds€ qui ont été détectés entre 2005 et 2018. A chaque fois, les fraudeurs sont stoppés et sanctionnés. Pourquoi 2005 ? Parce que c’est à partir de cette année que l’Assurance maladie a installé son pilotage national de la lutte contre la fraude. 

 

La lutte contre la fraude à la Sécurité sociale serait de plus en plus efficace

La lutte contre la fraude à la Sécurité sociale avait permis de stopper 744 M€ entre 2009 et 2013, puis 1,2 Mds€ entre 2014 et 2018. Cette augmentation de plus de 50% des fraudes arrêtées est un signe que les techniques de détection des fraudes sont mieux développées et maîtrisées par le personnel de l’Assurance maladie. 

Effectivement détecter une fraude peut être difficile. Elle peut résulter de plusieurs facteurs qui sont plus ou moins difficiles à détecter et contrôler. Le premier critère vérifié est le critère de résidence pour bénéficier de la Puma : en 2018 ce critère a permis d’identifier 1 149 077 assurés qui ne remplissaient pas ce critère. Puis ce sont finalement 323 756 personnes qui n’ont pas pu justifier de leur critère de résidence. 

Le deuxième critère est la condition de ressources. L’Assurance maladie vérifie que les bénéficiaires de droits remplissent bien les conditions de ressources qui y sont liés. Elle doit alors vérifier les revenues de tous types, ainsi que la composition du foyer. Sur ce point, aucune donnée chiffrée n’est délivrée par le communiqué. 

Le troisième critère est celui du contrôle des paiements. Chaque demande de remboursement est systématiquement vérifiée par l’Assurance maladie. Chaque facturation frais de santé passe par une première série de contrôles automatisés : cela permet de rejeter 13 millions de factures non conformes chaque année. Puis un second contrôle est mis en oeuvre avec les contrôles spécifiques sur la cohérence des informations de facturation. D’après l’Assurance maladie, ces deux contrôles auraient permis d’économiser 230 M€ d’indus en 2018. 

 

L’exemple de la lutte contre la fraude : le trafic de Subutex

Pour illustre le travail de lutte contre la fraude à la Sécurité sociale, le communiqué présente le cas d’un trafic de Subutex. Un total de 165 assurés a été détecté entre 2016 et 2018 : ces assurés répartis dans 31 départements consultaient de nombreux médecins et achetaient du Subutex en grande quantité dans plusieurs pharmacies. Un déterminant commun reliait tous ces assurés : le médicament leur était prescrit puis délivré en dehors de leur département de résidence. 

L’Assurance maladie a rapidement soupçonné un trafic organisé. Un travail commun avec la douane suédoise a permis d’interpeller 5 trafiquants et 9 médecins. Les médicaments étaient destinés aux pays de l’Est. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #11 : 4 jurisprudences "CCN" à connaître

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #6 : les grandes actualités CCN santé-prévoyance de la rentrée 2026

You May Also Like

Avis d’extension d’un accord territorial (Haute-Marne) à la CCN de la métallurgie

Le ministre du travail et des solidarités, envisage d’étendre, par avis publié le 10 juillet 2026, les dispositions de l’accord territorial (Haute-Marne) du 3 juin 2026 relatif à la détermination de la valeur de point pour le calcul de la prime d'ancienneté à compter du 1er juillet 2026, conclu dans le cadre de la convention collective nationale de la métallurgie (...

Avis d’extension d’un avenant à la CCN des entreprises au service de la création et de l’événement

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 10 juillet 2026, les dispositions de l’avenant n° 7 du 1er juin 2026 relatif aux négociations annuelles obligatoires portant sur les salaires minimaux, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des entreprises techniques au service de la création et de l’événement du 27 juin...