Formation professionnelle : l’UNSA salue la dernière ordonnance

Cette publication provient du site du syndicat de salariés UNSA.

Pour faire face à l’épidémie de Covid-19 sur le champ de la formation professionnelle, l’ordonnance n° 2020-387 du 01/04/2020 (publiée au JO du 2/04/2020) permet l’adaptation de certaines dispositions de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » du 5 septembre 2018. 

Cette ordonnance (consultable en cliquant ici) prévoit des mesures sur le volet de l’apprentissage, des certifications professionnelles, de la qualité, de la VAE et de l’entretien professionnel. 

Le contrat d’apprentissageEn raison des reports de session de formation et d’examens, les contrats d’apprentissage ainsi que les contrats de professionnalisation dont la fin était prévue entre le 12/03/2020 et le 31/07/2020 pourront être prolongés jusqu’à la fin du cycle de formation. Aussi et par dérogation, la durée de 3 mois pendant laquelle une personne pouvait débuter son cycle de formation sans être engagée par un employeur, est portée à 6 mois. 

Le Label QUALIOPI et les certifications professionnelles La certification QUALIOPI (certification qualité que devaient obtenir les organismes de formation pour prétendre au financement via le Compte personnel de formation) initialement prévue au 1er janvier 2021 est reportée au 1er février 2022.Par ailleurs, les certifications professionnelles et les habilitations recensées à l’inventaire seront automatiquement enregistrées dans le répertoire spécifique jusqu’au 31/12/2021. 

La VAELa Validation des Acquis de l’Expérience, les OPérateurs de COmpétences (Opco) et les Transitions PRO pourront financer les dépenses liées à la VAE, dont les frais de positionnement du bénéficiaire, son accompagnement tout au long du parcours VAE ainsi que les frais afférents aux jurys. La prise en charge de ces dépenses est d’un montant forfaitaire dans la limite de 3 000€. L’accompagnement des candidats pourra être réalisé par les organismes de formation qui délivrent des actions permettant de faire valider les acquis de l’expérience. 

L’entretien professionnelEnfin, l’ordonnance permet d’une part aux employeurs de reporter jusqu’au 31/12/2020 l’entretien professionnel dit « d’état des lieux » qui aurait dû se tenir avant le 7 mars 2020 et d’autre part de suspendre jusqu’au 31/12/2020 l’application des sanctions prévues dans la loi au cas où l’entretien n’aurait pas été réalisé dans les délais. 

Pour l’UNSA, ces mesures vont dans le bon sens. Elles devraient permettre aux bénéficiaires et aux opérateurs de s’engager sur le champ de la formation de manière plus sécurisée et d’envisager l’après-crise plus sereinement. Néanmoins, l’UNSA sera vigilante sur l’opérationnalité de ces mesures tant sur l’aspect qualitatif des prestations de formation que sur la mise en œuvre effective de l’entretien professionnel. 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmark Close
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

PSC au sein des GIP : David Amiel répond à Nadège Havet

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

Lancer la vidéo

Gel des tarifs santé en 2026 : Stéphanie Rist répond à Charles de Courson

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : rejet du socle solidaire et responsable par Thibault Bazin

You May Also Like

BTP : le taux du régime intempéries fixé à 0,68 % pour le gros œuvre, avec un volet canicule

Un arrêté pris 3 septembre 2026 et paru le 18 septembre au Journal officiel fixe, pour la période du 1er avril 2026 au 31 mars 2027, les paramètres du régime chômage-intempéries du bâtiment et des travaux publics (BTP). L'abattement à défalquer du total des salaires servant de base au calcul de la cotisation due aux caisses de congés payés est porté à 96 168 euros. Le taux de cotisation du régime intempéries est fixé à 0,68 % des salaires retenus après abattement...

La durée des arrêts de travail indemnisé est aussi revue pour les indépendants, fonctionnaires et magistrats

En parallèle du décret relatif aux salariés, un autre décret du 16 septembre 2026 étend la même réduction (de 3 ans à 1 an) de la durée maximale d'indemnisation des arrêts de travail aux travailleurs indépendants, aux ministres des cultes et membres des congrégations et collectivités religieuses, ainsi qu'aux fonctionnaires de l'État et aux magistrats. ...

Arrêts de travail : la durée maximale d’indemnisation (hors ALD) passe de 3 à 1 an

Un décret daté du 16 septembre 2026 et publié au Journal officiel du 18 septembre réduit la durée maximale dérogatoire des arrêts de travail indemnisés. La durée d'indemnisation des assurés en arrêt de travail de longue durée passera ainsi de 3 ans à 1 an pour tous les arrêts prescrits à partir du 15 octobre 2026. Mais la mesure s'applique aussi à tous les arrêts en cours à cette date-là s'ils atteignent 6 mois à partir du 15 octobre 2026. La durée de 3 ans...

Avis d’extension d’accords territoriaux (Hauts-de-France) chez les OETAM du bâtiment

Le ministre du travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 18 septembre 2026, les dispositions de 4 accords territoriaux (Hauts-de-France) du 10 juillet 2026 relatifs aux salaires et aux indemnités de petits déplacements IPD, conclus dans le cadre des conventions collectives nationales des ouvriers employés par les entreprises du bâtiment visées et non visées par le décret du 1er mars 1962 (c’est-à-dire entreprises...