Formation : le CFDT promeut la nouvelle application CPF

Cet article provient du site du syndicat de salariés CFDT.

Imaginé par la CFDT autour de la construction de droits attachés à la personne, transposé dans la loi de 2014 par un compte en heures de formation géré par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le Compte personnel de formation (CPF) est devenu un compte en euros par la loi du 5 septembre 2018. 

Nouvelle étape de cette transformation, le Premier ministre et la ministre du Travail lancent ce jeudi 21 novembre la nouvelle application numérique du CPF. 

Pour la CFDT, cette application numérique est un outil qui doit faciliter le rapport des salariés et des actifs à la formation professionnelle. Utile, cet outil n’est pas magique : nous devons continuer à lutter sans relâche contre les inégalités d’accès à la formation, dont les causes sont multiples. 

Faire de cette application un véritable levier du pouvoir d’agir de tous, passe par trois enjeux :  

  • Réussir son articulation avec le nouveau service de Conseil en évolution professionnelle (CEP). À partir du 1er janvier 2020, chaque individu pourra bénéficier d’un conseil personnalisé et gratuit sur son parcours professionnel auprès de professionnels. La géolocalisation de l’application doit permettre d’orienter chacun vers l’antenne CEP la plus proche de son bassin d’emploi.
  • Veiller à son accès En matière de formation, la fracture numérique constitue une double peine du fait de la digitalisation d’une partie de l’offre de formation. Parmi les leviers, les partenaires sociaux ont créé le certificat CléA numérique – socle des usages fondamentaux du numérique en environnement professionnel – et les équipes CFDT accompagneront les salariés pour l’ouverture de leur compte CPF et la prise en main de l’application.
  • Négocier les abondements nécessaires à la construction de véritables parcours de qualification professionnelle. À ce jour, l’application n’ouvre droit qu’à un CPF doté de 500 euros par an et ne propose comme complément que la carte bancaire personnelle du salarié… Or la loi prévoit une possibilité d’abondements par l’entreprise dont les développements informatiques ne sont pas prêts ! Mais il n’y a pas que le ministère du Travail qui soit en retard, les entreprises aussi… Les employeurs ne doivent pas se défausser de leurs responsabilités en termes d’investissement formation et il est urgent d’ouvrir des négociations sur les abondements favorisant la co-construction des compétences en lien avec la stratégie des entreprises et des branches.

Avec la nouvelle application du CPF, concilier performance économique et justice sociale n’a jamais été aussi nécessaire. C’est toute l’ambition de la CFDT. 

 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #8 : tolérance Urssaf et 2 régimes prévoyance à suivre

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor et l'ACPR parlent du gel des tarifs des mutuelles

Lancer la vidéo

Le pouls des CCN #4 : zoom sur le médico-social non lucratif

You May Also Like

Une AG sous haute-tension chez Just

La Mutuelle Just organise son assemblée générale (AG) annuelle en fin d'après-midi dans un contexte extrêmement tendu. L'AG sera l'occasion de faire toute la transparence sur l'état réel des comptes de la mutuelle (notamment sa solvabilité qui, selon son ex-président, est critique) et sur la direction que peut prendre la mutuelle pour se sortir d'une...
Lire plus

Urgences : derrière les moyennes, la double peine du lieu et de l’âge

La Drees (service statistique des ministères sociaux) livre deux nouvelles études les urgences hospitalières à partir d'informations qui datent de 2023. Le constat est difficile car derrière la durée moyenne de passage — 3h10, contre 2h15 il y a dix ans — se dessinent deux inégalités : l'une concerne le service des urgences où l'on se présente, l'autre concerne l'âge du patient. Un état des lieux qui n'est pas sans conséquences pour les assureurs complémentaires. ...

Avis d’extension d’un avenant prévoyance à la CCN de l’industrie de salaison et charcutière en gros

Le ministre travail et des solidarités envisage d’étendre, par avis publié le 3 juin 2026, les dispositions de l’avenant du 16 avril 2026 relatif au régime de prévoyance pour les salarié.e.s cadres relevant des articles 2.1 et 2.2 de l'ANI du 17 novembre 2017, conclu dans le cadre de la convention collective nationale des industries de la salaison, charcuterie en gros et conserves de viandes du...