En Alsace, comme dans d’autres “territoires” – c’est là le terme consacré dans le secteur – les négociateurs patronaux et salariaux des deux CCN existantes de la métallurgie (Bas-Rhin et Haut-Rhin) discutent actuellement de l’opportunité ou non de décliner localement la CCN de la métallurgie récemment finalisée et adoptée par les partenaires sociaux représentatifs à l’échelon national.

Pour les représentants des salariés, ces discussions paritaires doivent surtout permettre de sécuriser deux éléments de la politique de rémunération : la prime de vacances dans le Bas-Rhin et le treizième mois dans le Haut-Rhin. Ils souhaitent que ces éléments soient repris dans le cadre d’un accord autonome – et ils le souhaitent d’autant plus que l’inflation atteint des niveaux relativement importants.
Hélas pour les salariés et leurs représentants syndicats, le patronat alsacien de la métallurgie serait partant pour s’engager uniquement sur un accord autonome temporaire, d’une durée de deux ans. Refusant catégoriquement cette proposition, les syndicats de salariés ont, démarche inédite localement, uni leurs forces dans le cadre d’une interfédérale et ils ont commencé à mobiliser les troupes.