Dans les transports routiers, la négociation salariale 2022 démarre plutôt mal

Employant quelque 800 000 salariés et jouant un rôle central dans le bon fonctionnement de l’économie, les transports routiers et activités auxiliaires du transport comptent parmi les professions stratégiques de la nation.

Il y a quelques jours, les représentants patronaux et salariaux du secteur se sont retrouvés afin d’engager leur négociation salariale pour l’année 2022. Pour les représentants des salariés de la branche, cette séance a été l’occasion de revendiquer une politique salariale ambitieuse. Insistant sur les bons résultats économiques du transport et de la logistique – « + 28 % de chiffre d’affaires et + 4,5 milliards d’euros de bénéfices » au 1er semestre 2021, ces chiffres étant issus de la presse professionnelle – la CFDT et la CFTC, qui ne sont pas les organisations les plus turbulentes dans les transports routiers, ont réclamé « 10 % » d’augmentation des salaires conventionnelles, ainsi qu’une meilleure couverture de protection sociale et une amélioration de la qualité de vie au travail. Du côté de FO, on a par ailleurs demandé la généralisation du 13ème mois dans le secteur.

Confronté à ces exigences salariales, le patronat des transports routiers n’a pourtant pas jugé opportun d’y répondre favorable. D’après la CFDT et la CFTC, il a proposé « une revalorisation comprise entre 3,5 % et 4,5 % ». Cette proposition n’a guère convaincu autour de la table. Les représentants des salariés auraient même prévenu que si la deuxième séance de négociation ne donnait pas lieu à des propositions plus ambitieuses, un mouvement social pourrait tout à fait avoir lieu – les troupes ayant été décrites comme exaspérées par la dégradation tendancielle de leur situation sociale. On suivra attentivement la suite de cette négociation salariale.

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