Selon toute vraisemblance, et conformément à ce que nous avions écrit ces derniers jours, Guillaume Sarkozy devrait changer de fonctions au sein du groupe Malakoff. Il y perdrait la délégation générale mais conserverait un rôle dirigeant dans la Fondation du groupe. Cette évolution apparaissait à beaucoup comme inévitable. En effet, le délégué général du groupe avait consenti, contre les avis donnés par certains de ses proches, à confier la gestion des ressources humaines et l’informatique du groupe futur à ses partenaires de la Mutuelle Générale. C’est suite à des désaccords répétés avec ceux-ci sur la conduite des chantiers, notamment informatique, que la cohabitation est devenue problématique.
Selon nos informations, Patrick Sagon a rapidement pris acte de ces désaccords importants et a posé un dilemme simple sur la table de Bernard Lemée, toujours très influent dans l’univers Malakoff: soit rien n’était fait pour contrer Guillaume Sarkozy et la Mutuelle Générale reprenait ses billes. Soit Malakoff tenait au rapprochement et neutralisait son délégué général, dont chacun savait qu’il préparait, pour le 1er janvier 2016, une intégration des équipes à marche forcée.
Certains mauvais esprits sussurrent que le départ de Laurence Parisot et l’arrivée de Pierre Gattaz n’ont finalement pas aidé le délégué général. Celui-ci, moins bridé que par le passé, a multiplié les interventions publiques et les apparitions tous azimuts. Il n’est pas exclu que cette présence renforcée n’ait pas joué en sa faveur dans un monde attaché à la discrétion.