La convention collective nationale (CCN) de la photographie (IDCC 3168) est très peu active en matière de protection sociale complémentaire. Du côté de sa complémentaire santé, l’accord en vigueur du 20 décembre 2013 n’a officiellement reçu qu’un seul avenant daté du 2 juillet 2015. Et depuis, plus rien ou presque. Un duo d’avenants a été signé en réalité, en 2019 et 2023. Mais ces textes ont été jalousement gardés par les partenaires sociaux qui n’ont pas fait preuve de célérité pour les transmettre à la Direction générale du travail (DGT) en vue d’une parution au Bulletin officiel des conventions collectives (BOCC). Ces 2 avenants sont finalement disponibles (nous les reproduisons intégralement à travers l’article) et méritent le détour.

Le secteur de la photographie représente un marché plutôt confidentiel pour les organismes complémentaires d’assurance maladie (Ocam). Les près de 6 000 salariés sont employés par un peu plus de 1 700 entreprises (lesquelles sont à près de 95% des entreprises de moins de 10 salariés). Ce marché est d’autant plus limité qu’il est trusté par l’institution de prévoyance AG2R malgré l’expiration de sa recommandation depuis septembre 2020. C’est d’ailleurs par cette institution de prévoyance que les avenants frais de santé dont nous parlons aujourd’hui ont été rendus disponibles.
Bon à savoir : même si la recommandation santé d’AG2R est terminée depuis plus de 4 ans dans la photographie, la Fédération nationale de la photographie continue de présenter l’institution de prévoyance comme « l’assureur des régimes complémentaires de Prévoyance et Frais de santé des professionnels de la Photographie« .
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