Comme le savent nos lecteurs, dans la pharmacie d’officine, la crise sanitaire du coronavirus a été l’occasion pour les partenaires sociaux de reprendre quelque peu le contrôle des réserves accumulées par Klesia lorsqu’il était encore le partenaire de référence de la branche – et qu’il gérait de manière relativement autonome depuis son remplacement par l’Apgis.
Si le contexte de la crise sanitaire et sociale a pu favoriser le relâchement des crispations paritaires ayant présidé à la négociation d’un tel accord, encore faut-il préciser que la décision paritaire n’a pas manqué d’étonner les connaisseurs du dossier de la protection sociale de la pharmacie d’officine. La profession n’a en effet jamais cessé d’être l’une des cibles prioritaires de Klesia. En réalité, il faut croire que l’opérateur historique de la pharmacie d’officine ne saurait être tenu pour le perdant de l’affaire.
D’après l’accord de recommandation de l’Apgis, c’est à ce seul organisme de collecter et de gérer les cotisations pour le financement du haut degré de solidarité (HDS) et pour le financement du paritarisme de la branche (FNDP). Or, durant leurs débats covidiens, les représentants patronaux et salariaux de la pharmacie d’officine auraient convenu de permettre à Klesia – assureur partenaire d’environ 85 % des entreprises de la branche, aux dernières nouvelles – de reprendre son rôle de collecteur de ces deux cotisations, leur gestion demeurant assurée par l’Apgis.