A la fin du mois de novembre, les représentants patronaux et salariaux de la mutualité se sont entendus sur leur agenda paritaire 2022. Leur accord, reproduit en fin d’article, indique que la protection sociale et la remise à plat de la convention collective de la branche seront au menu de leurs discussions durant le premier semestre.
En matière de révision de la CCN de la mutualité, ses négociateurs patronaux et salariaux doivent s’attaquer à la colonne vertébrale du socle conventionnel : la grille des classifications. En lien avec cette discussion, ils doivent ensuite revoir la définition des minima salariaux conventionnels. On relèvera à ce sujet que les partenaires sociaux de la mutualité ont prévu d’échanger de l’évolution de la définition de la RMAG et de la notion de salaire minimum hiérarchique de branche. Ces discussions paritaires ont toutes les chances de s’avérer animées dans une profession où les représentants des salariés protestent régulièrement contre la tendance des employeurs à délaisser les négociations salariales conventionnelles au profit des seules discussions en entreprise.
Parallèlement à cette négociation structurelle, les représentants patronaux et salariaux de la mutualité vont discuter de deux sujets de protection sociale. D’une part, ils doivent s’entendre sur leur nouvelle recommandation prévoyance. Une mutualisation de place est une hypothèse à prendre au sérieux. D’autre part, dans le cadre d’une négociation sur la qualité de vie au travail, ils doivent aborder l’enjeu de l’aide aux aidants. Gageons que ces deux discussions permettront de faciliter celles qui concernent la CCN.