C’est à la fin du mois de novembre que les représentants patronaux et salariaux de la mutualité ont engagé leur traditionnelle négociation sur les minima de branche.
La première réunion, qui s’est tenue le 20 novembre, a permis aux uns et aux autres d’avancer leurs pions. En particulier, les représentants de l’ANEM, l’organisation patronale, ont proposé une revalorisation limitée des rémunérations minimales annuelles garanties (RMAG), de l’ordre de 0,2 % – avec une hausse de 1 % pour les niveaux E1 et E2. Ils ont justifié ces taux relativement faibles en invoquant la conjoncture actuelle.
Ces propositions patronales ont, globalement, été jugées fort peu satisfaisantes par les représentants des salariés de la branche. Certains ont vivement dénoncé la politique des employeurs de la branche de privilégier systématiquement les augmentations opérées en entreprises par rapport à celles négociées au niveau de la branche. La CGT aurait d’ailleurs calculé que ces dernières années, les revalorisations salariales conventionnelles ne comptent plus que pour 5 % à 10 % des revalorisations totales de rémunérations opérées dans la profession.