En Occitanie, comme dans d’autres “territoires” – c’est là le terme consacré dans le secteur – les négociateurs patronaux et salariaux des deux CC existantes de la métallurgie (Midi-Pyrénées et Hautes-Pyrénées) discutent actuellement de l’opportunité ou non de décliner localement la CCN de la métallurgie récemment finalisée et adoptée par les partenaires sociaux représentatifs à l’échelon national.
Du point de vue des négociateurs salariaux des deux CC locales, les discussions doivent permettre de sécuriser deux primes qui existent actuellement. Comme l’explique la fédération CFDT de la métallurgie, il s’agit d’une part de la prime conventionnelle de panier de jour dont bénéficient les métallurgistes des Hautes-Pyrénées – « des centaines de salariés des Hautes-Pyrénées perçoivent aujourd’hui jusqu’à 700 euros par an à ce titre » précise la CFDT. D’autre part, il s’agit de la « prime conventionnelle de vacances de 58 euros jusqu’à présent allouée aux 40 000 salariés de Midi-Pyrénées ».
Au grand dam des organisations salariales, l’UIMM d’Occitanie n’entend pas vraiment les choses de la même oreille qu’elles. Elle préfèrerait, toujours si l’on en croit la fédération CFDT de la métallurgie, obtenir « l’extinction » pure et simple des deux CC territoriales – et donc de leurs dispositions spécifiques, notamment celles favorables aux salariés.