Cette semaine, le Prism’emploi, la fédération patronale de l’intérim, a publié son baromètre mensuel de l’emploi intérimaire. Il en ressort qu’en juillet, les effectifs intérimaires sont demeurés orientés nettement à la baisse.
Au niveau le plus général, on relève qu’en juillet 2020, « le travail temporaire enregistre une baisse de -26 %, par rapport à juillet 2019 ». Si le patronat de l’intérim affirme que la situation se redresse quelque peu par rapport aux mois précédents – « en juin 2020, cette chute atteignait – 39% par rapport à juin 2019 et en mai 2020, – 47,4 % par rapport à mai 2019 », encore faut-il préciser que les « destructions d’emplois » s’élèvent à « 225 000 » en juillet dernier.
Tous les secteurs d’activité sont concernés par le reflux de l’emploi intérimaire mais inégalement. « L’emploi intérimaire diminue dans les transports (-11,2 %), le commerce (-15,9 %), le BTP (- 25,1 %), les services (-30,8 %) et l’industrie (-31,1 %) ». Le Prism’emploi relève d’ailleurs que le secteur des services paraît connaître un sursaut relatif : « le secteur des services, particulièrement pénalisé par la baisse d’activité dans l’hôtellerie-restauration (- 67 %) et la banque-finance-assurance (- 40 %), connaît néanmoins une reprise plus marquée par rapport à juin (+18 points) que la moyenne des secteurs ».