Pascal Demurger, qui était donné, un temps, futur président de la FFA, a sauvé les meubles de la profession hier en rendant public son initiative de restituer 100 millions de cotisations à ses assurés. Alors que la FFA est absente des radars et que les assureurs se sont laissés cornériser dans l’opinion publique par l’affaire des pertes d’exploitation, cette médiatisation d’une initiative au demeurant non isolée apparaît comme l’une des rares réussites au cours d’une crise qui pourrait coûter cher, in fine, à la profession.
Pascal Demurger a bien joué sa partition. La MAIF a obtenu une couverture médiatique nationale grâce à son initiative bien placée de restitution de 100 millions € aux assurés confinés. En termes d’image, l’opération est réussie et devrait profiter à toute la profession. Certains concurrents de la MAIF pourraient en prendre ombrage d’ailleurs. On pense ici au fonds de 100 millions € de Generali, dont la notoriété n’a guère dépassé l’Argus de l’Assurance, qui flirte si souvent avec le publireportage.