L’élection de Philippe Martinez au secrétariat général de la CGT a laissé un poste vacant: celui de secrétaire de la fédération de la métallurgie. Selon toute vraisemblance, le poste sera pourvu début mars, probablement par Frédéric Sanchez, actuel secrétaire de la métallurgie de la Loire et adjoint de Philippe Martinez. Frédéric Sanchez a quarante-trois ans. Salarié de l’équipement automobile, Sanchez est déjà apparu dans la presse.
Dans une interview donnée l’an dernier à l’Humanité, Frédéric Sanchez avait notamment déclaré:
« Ce gouvernement dit de gauche n’a rien à envier à celui de Nicolas Sarkozy. En matière de répression antisyndicale, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, n’est pas mieux que Claude Guéant. Contrairement à la droite, la gauche a prétendu mettre les questions sociales au cœur de son programme. Ce qui n’a pas empêché le gouvernement de valider l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la flexibilité signé par trois organisations syndicales. Deux autres, majoritaires, la CGT et FO, ont contesté cet accord. Mais le gouvernement s’est contenté de retranscrire le texte tel quel dans le projet de loi. Il a fait le choix de répondre aux revendications du Medef, pas à celles des salariés. On est l’épine dans le pied du gouvernement, c’est pour cela qu’il essaie de marginaliser la CGT (…)« .