Le retour des désignations en assurance santé est programmé par les pouvoirs publics. Il suffit de lire la prose gouvernementale sur le sujet pour comprendre que, à l’issue de la crise du COVID (qui ne finira peut-être pas de sitôt, mais cela ne devrait pas embarrasser les autorités de ce pays), le champ des complémentaires santé risque fortement d’être remanié, et l’excès de concurrence combattu par tout ce que ce pays compte de bureaucrates jacobins convaincus des bienfaits du monopole. Curieusement, cette perspective imminente (le Haut Conseil de l’Assurance Maladie doit rendre ce semestre un rapport sur le sujet) ne semble pas perturber les assureurs, manifestement occupés à autre chose. Ou comment enchaîner consciencieusement les défaites politiques.
Oui ! le retour des désignations est plus probable que jamais. Non seulement la littérature officielle (en l’espèce celle du Haut Conseil de l’Assurance-Maladie) en porte les signes avant-coureurs, mais les organisations syndicales ne se gênent désormais plus pour pousser les pouvoirs publics à agir en ce sens. Et pendant ce temps, les assureurs cherchent le sexe des anges…