Assurance des cyberattaques : la commission mixte paritaire adopte le projet avec une touche supplémentaire

L’article 4 du projet de loi d’orientation et de programmation du ministère de l’intérieur (LOPMI) porte sur l’assurabilité des risques de cyberattaques. Après deux lectures au Sénat et à l’Assemblée nationale qui ont fait évoluer le texte initial, la commission mixte paritaire (CMP) a trouvé un accord sur l’ensemble de la loi.

Lors de leurs échanges, les députés et sénateurs réunis en CMP ont retenus la version de l’article 4 votée par les députés. Pour rappel, avec la nouvelle rédaction, le contrat d’assurance des risques liés aux cyberattaques peut couvrir toutes les pertes et tous les dommages (et pas seulement les rançons tel que cela était prévu dans la version initiale de la loi). De plus, le délai de dépôt de plainte est porté à 72 heures (au lieu de 48) et court à compter du moment où la victime a connaissance de l’atteinte (et non pas à compter de l’attaque). Enfin, ce type d’assurance est réservé aux personnes morales ou aux personnes physiques dans le cadre de leur activité professionnelle.

La CMP amène toutefois sa touche finale à cet article 4. Elle précise que la possibilité d’assurer les risques de cyberattaques ne sera ouverte que 3 mois après la promulgation de la loi. Retrouvez le texte complet de l’article ci-dessous :

Ce contenu est réservé aux abonnés

Contactez-nous pour accéder à tous nos articles premium
Si vous un compte vous pouvez vous connecter.
0 Shares:
1 comment
Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Piratage d'Almerys : Nathalie Goulet interroge Stéphanie Rist

Lancer la vidéo

PLFSS 2026 : Stéphanie Rist défend le principe de la taxe Ocam

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor et l'ACPR parlent du gel des tarifs des mutuelles

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

You May Also Like
Lire plus

Bonne solvabilité mais dette sous surveillance : un bilan ACPR qui reste favorable pour l’assurance en 2025

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) vient de publier son point annuel sur la situation des assureurs français. Le document nommé La situation des assureurs en France fin 2025 (reproduit en fin d'article) donne l'occasion au régulateur de décrire un secteur en pleine forme. Entre collecte record en assurance-vie, rentabilité de l'assurance non-vie qui se...
Malakoff Humanis
Lire plus

Jean-Pierre Thomas toujours dans le coup contre la protection sociale

L'affaire suscite de nombreux commentaires médiatiques et paritaires depuis la fin de la semaine dernière : cité et ayant fait l'objet d'une perquisition dans le cadre d'une enquête du parquet national financier (PNF) pour corruption en bande organisée en lien avec une société dirigée par Jean-Pierre Thomas, Malakoff Humanis bénéficie à cette occasion d'une fort mauvaise publicité. ...
Lire plus

Qui sont les 2 nouveaux investisseurs entrés au capital d’Alan

L'assureur Alan vient encore de conclure une levée de fonds impressionnante, après les 100 M€ déjà récoltés au premier trimestre. D'après le communiqué diffusé par l'un des nouveaux entrants au capital d'Alan, le nouveau tour de table s'élève à 480 M€. Cela conduit l'assureur créé il y a seulement 10 ans à être évalué...
Lire plus

Métiers de l’assurance : les six tendances qui vont rebattre les compétences d’ici 2031

France Assureurs et son Observatoire de l'évolution des métiers de l'assurance (OEMA) publient leur nouveau baromètre prospectif pour les années 2026-2031. Cinq tendances de fond — intelligence artificielle, climat, vieillissement, digitalisation, géopolitique — vont redessiner l'emploi et les compétences du secteur. Tour d'horizon des grandes lignes à retenir. ...
Lire plus

Catastrophe naturelle : l’indemnisation reste un angle mort pour la Cour des comptes

Dans des observations définitives publiées le 8 juin dernier, la Cour des comptes juge la procédure de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle efficace tout en pointant des effets « moins perceptibles pour les sinistrés ». Son diagnostic place l'aval de la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, c'est-à-dire l'indemnisation dont les assureurs et les experts sont les principaux acteurs, sous le feu des projecteurs. ...