A la Sécurité sociale (IDCC 218 et 2793), à peine remis de leurs émotions après l’échec de la négociation sur la refonte des classifications – voir ici – les représentants des directions et des personnels ont entrepris d’engager une discussion sur les salaires. Force est de constater qu’elle a débuté de la plus mauvaise des manières.
D’un côté, insistant sur le fait que, depuis 2010, la valeur du point n’avait augmenté que de 0,5 %, en 2017 en l’occurrence, les représentants des salariés ont unanimement revendiqué une hausse de cette valeur. La CFDT a notamment jugé qu’il devait augmenter de 3 %. Les autres organisations salariales ont estimé qu’a minima, il était opportun d’utiliser dans le cadre de la négociation salariale les 80 millions d’euros que la tutelle étatique était prête à allouer à la refonte des classifications.
Hélas pour les représentants salariaux, l’Ucanss, regroupant les employeurs de la Sécurité sociale, n’a pas jugé opportun de s’orienter dans cette direction. Rappelant que les 80 millions d’euros n’étaient destinés qu’à l’accompagnement de la négociation sur les classifications, elle a exclu la possibilité qu’ils soient mis à disposition par les pouvoirs publics pour la négociation sur les salaires. Surtout, l’Ucanss a estimé qu’il était impossible de s’orienter vers une politique salariale ambitieuse, affirmant que la valeur du point n’augmenterait pas plus cette année que les précédentes.