Par le moyen d’un communiqué publié ce jour, le réassureur SCOR informe de sa mise en examen dans le cadre d’un malheureux développement survenu à l’occasion du rachat par Covéa du réassureur bermudien Partner Ré et se défend de toute responsabilité dans cette affaire.
Dans son propos, SCOR n’évoque que de manière allusive le malheureux développement dont il est question, évoquant “des faits imputés à une association qui aurait tenté de faire obstacle à l’acquisition de Partner Re par le groupe Covéa en 2022”. Il s’agit, en l’occurrence, de la tentative, dont Denis Kessler, l’ancien patron de SCOR, Jean-Claude Seys, fondateur de Covéa, et Adrien Couret, directeur général d’Aéma, sont soupçonnés d’être les initiateurs, d’action concertée en vue de faire échouer le rachat de PartnerRé par Covéa. Si la tentative avait finalement échoué, l’affaire a fini devant les tribunaux. Elle pourrait éclabousser des personnalités et institutions du monde des affaires et de celui de la politique.
S’exprimant au sujet de sa mise en examen, SCOR se défend de deux manières différentes de toute implication dans ce dossier. D’une part, l’entreprise affirme explicitement en prenant au passage ses distances avec “[l’]association” citée plus haut : “SCOR SE conteste fermement avoir eu la moindre implication directe ou indirecte dans les actes reprochés à cette association”. D’autre part, le réassureur insiste sur le fait que l’affaire concerne Denis Kessler à titre personnel et à un moment où il ne représentait plus légalement le réassureur. “SCOR SE a été mise en examen en raison de l’implication personnelle alléguée dans certains de ces faits de Monsieur Denis Kessler à une époque où il n’était plus son représentant légal mais président non-exécutif de son conseil d’administration” écrit en effet SCOR.
On l’a compris : SCOR veut mettre en avant à la fois son innocence dans l’affaire et le fait que la page Kessler a été tournée en interne. Il reste à savoir si ces arguments convaincront les enquêteurs et les juges.