L’UNAPL critique les nombreuses mesures du Gouvernement de transpositions des directives européennes

Cet article a été initialement publié sur le site de l’organisation patronale : l’UNAPL

 

Dans le cadre du projet de loi Sapin II, le Gouvernement prévoit la transposition par ordonnance de la directive européenne relative à la reconnaissance des qualifications pour un ensemble de professions relevant du secteur de la Santé. 

Or, ce projet d’ordonnance, dont l’UNAPL a eu connaissance, ouvre un accès partiel aux professions dites « sectorielles » (médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier) qui bénéficient de la reconnaissance automatique. Cette disposition est en contradiction flagrante avec la directive européenne (article 4 septie-6) qui stipule expressément que les professionnels bénéficiant de la reconnaissance automatique ne peuvent faire une demande d’accès partiel. 

L’UNAPL, qui fédère 67 syndicats de professionnels libéraux dans les secteurs de la Santé, du Droit, des Techniques et du Cadre de vie, constate, dans de nombreux domaines, la répétition d’erreurs d’interprétation témoignant de la précipitation du Gouvernement et de son habitude à sur-transposer les textes européens. 

La multiplication des transpositions hâtives, décidées sans concertation avec ceux qu’elles intéressent, en l’occurrence les professions libérales de santé, pose, outre un problème de méthode, un problème de fond. En déstabilisant les voies d’accès à des professions réglementées, imposant la détention de diplômes définis, ce type d’erreur est susceptible d’avoir des conséquences sur la qualité et la sécurité des soins. 

L’UNAPL intervient auprès du Parlement dans le cadre de l’examen du projet de loi Sapin II et auprès du Gouvernement pour demander la suppression des dispositions de l’ordonnance autorisant l’accès partiel aux professions « sectorielles ». 

Au-delà, l’UNAPL tient à réaffirmer son opposition la plus totale au mouvement engagé tant par le Gouvernement à travers la loi Sapin II, que par les instances Européennes, visant à supprimer l’exigence de qualification à l’installation dans certaines professions. Les risques que peut faire peser sur le consommateur, a fortiori dans le secteur de la santé, l’activité des professions libérales ne doivent pas être négligés et appellent le maintien de la réglementation actuelle. 

 

Ajouter aux articles favoris
Please login to bookmarkClose
0 Shares:
Découvrez nos analyses et capsules vidéos
Lancer la vidéo

Nicolas Desormiere (MH) : la garantie aidants, nouvelle corde de la prévoyance CCN

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la Direction Générale du Trésor parle transfert de charges et solvabilité

Lancer la vidéo

Webinaire Tripalio #7 : prévoyance Syntec et duo de jurisprudences

Lancer la vidéo

MECSS 2026 : la FNIM parle du poids des normes prudentielles sur les mutuelles

You May Also Like
Lire plus

Le Syntec et Malakoff Humanis communiquent sur le dernier avenant prévoyance 5 mois après sa signature

Alors que l'avenant de prévoyance n° 8 de la convention collective nationale (CCN) des bureaux d'études techniques et sociétés de conseil (IDCC 1486) est daté du 16 décembre 2025, la fédération patronale Syntec et le partenaire historique du secteur, Malakoff Humanis, viennent seulement de communiquer sur le texte. Cette communication volontairement tardive arrive à seulement un mois de l'entrée en vigueur prévisible...